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Immigration africaine : Tamanrasset, une wilaya sous pression

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Immigration africaine : Tamanrasset, une wilaya sous pression

immigrationamanrasset, la ville la plus cosmopolite d’Algérie, et porte de l’Algérie sur l’Afrique subsaharienne, est en train de souffrir de cette réputation qui a fait d’elle une terre d’accueil et d’hospitalité. Près d’une quarantaine de nationalités s’y côtoient, soit une population immigrée d’environ 30.000 personnes, avec des catégories sociales les plus hétéroclites, allant du mendiant jusqu’à l’affairiste ou trafiquant d’armes, en passant par le rebouteux, le maçon, l’ouvrier sans qualification, le commerçant et le marchand forain.

Tant que l’activité se limitait à du commerce informel, certes, avec des risques sur la santé, les pouvoirs publics et les populations locales avaient presque fermé les yeux, sachant qu’un grand nombre de jeunes de la région y trouvent leur compte.

En revanche, depuis quelques mois, des inquiétudes commencent à être ressenties par les populations locales. Les services de sécurité sont sur leur garde, voire que le qui vive, ayant en tête le frais souvenir de ce qui s’est passé au début du mois de mars dernier à Ouargla, où le quartier Sidi Otba a été le théâtre d’affrontements sanglants ayant pris l’allure d’une sorte de « vendetta » suite à l’assassinant d’un Algérien par un ressortissant africain.

 

Un grand nombre d’Africains sans papiers habitant à Ouargla ont été transférés sur Tamanrasset, avant d’être acheminés vers leurs pays d’origine. Ainsi, les chantiers de la ville de Ouargla ont été presque paralysés pendant plusieurs semaines, suite au départ de la main-d’œuvre africaine. Il en fut de même des commerçants qui ont perdu une partie de leur clientèle.

 

Tamanrasset est en train d’évoluer presque dans la même typologie que Ouargla, à la différence que le cosmopolitisme de  Tamanrasset est plus ancien et mieux vécu, malgré l’accroissement inouï de ressortissants sahéliens et subsahariens depuis la dégradation des conditions sécuritaires dans plusieurs pays de cette région, et suite aussi à la sécheresse qui frappe certaines contrées africaines. La notion de « migration climatique » commence à acquérir son sens pratique après n’avoir été qu’un sous-thème d’étude charrié par le grand sujet des changements climatiques.

 

Après avoir été localisés presque exclusivement dans le chef-lieu de wilaya, les ressortissants africains ont investi maintenant les quatre coins de la wilaya (In Guezzam, In Salah, Abalessa).

 

Si la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) avait condamné le traitement réservé par les Algériens aux ressortissants africains, parlant même de « nouvel esclavagisme » les populations de Tamanrasset, elles, commencent à ressentir un certain « malaise » face à un accroissement ahurissant d’immigrés clandestins se donnant Tamanrasset comme point de chute. Tous les quartiers de la ville, chef-lieu de wilaya, et ceux des chefs-lieux de daïra, sont investis par des Africains, installés ou circulant en famille ou individuellement.

 

Un grand nombre de femmes s’adonnent à la mendicité sur les routes et devant les magasins. Les hommes, eux, sont dans les chantiers, les ateliers et les marchés forains. Ils constituent l’ossature de l’économie locale, même si tout cela relève de l’informel.

 

La peur qui commence à habiter certains quartiers n’est pas totalement infondée. Les actes de violence se multiplient un peu partout. La vente de la drogue a élu domicile dans plusieurs quartiers de la ville et des autres communes, la fausse monnaie est devenue…monnaie courante. Et, légitimement, les populations locales se sentent, de ce fait, de moins en moins en sécurité. Le triste épisode de Ouargla est là, constituant la hantise des citoyens.

 

Amar Naït Messaoud

impact24.info

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