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Emmanuel Macron, 39 ans et président !

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Il y a un an, personne n’aurait imaginé qu’Emmanuel Macron l’emporte. Il a certes davantage été élu pour faire barrage au FN que par adhésion. N’empêche… A 39 ans, il est élu président de la République française.

Inédit et historique ! Les Français ont élu dimanche un président de 39 ans — avec 66,06 % des voix —, que la plupart d’entre eux ne connaissaient même pas il y a trois ans. Un vote de renouvellement mais aussi de colère. Largement battue (33,94 %), son adversaire, Marine Le Pen, réunit quand même près de 11 millions de suffrages.

L’exploit. Sans parti, sans passer par les primaires, sans jamais avoir eu le moindre mandat électif, Emmanuel Macron, l’énarque passé par la banque d’affaires Rothschild avant de rejoindre la politique sous Hollande, a réussi en un an à créer de toutes pièces un mouvement, En Marche !, qui vient de le porter à l’Elysée. Du jamais-vu sous cette Ve République fondée par le général de Gaulle il y a presque soixante ans.

Personne ou presque n’y croyait, et pourtant ! Depuis sa démission du gouvernement le 30 août dernier, il a poussé Hollande à renoncer, épuisé Valls, dynamité la gauche et cornérisé la droite. Les marcheurs et les cadres qui avaient rallié Macron, souvent néophytes en politique, ont eu raison des professionnels de la politique. Lui-même est à bien des égards issu de ce «système» qu’il dénonce depuis le début, mais il a réussi à se distinguer. Et finalement à convaincre des Français qui ont montré tout au long de cette présidentielle leur envie de changement.

Les défis. C’est maintenant que le plus dur commence pour le président élu. Pour pouvoir gouverner et réformer le pays comme il s’y est engagé, il lui faut une majorité claire aux élections législatives de juin. Or avec En Marche ! (EM), il part de rien : pour l’heure, seuls 14 candidats EM (sur 577 sièges de députés) sont investis. Alors les ralliements en provenance des «vieux» partis vont sans doute se multiplier, mais Macron devra arbitrer, trouver une cohérence et garantir à la société civile, gage de renouveau politique, la place qu’il lui a promise. Sacré casse-tête pour le futur Premier ministre, chef de cette hypothétique majorité. Qui pour mener cette bataille cruciale ? François Bayrou, qui l’a rallié il y a déjà deux mois, lui apportant une expérience et un soutien de poids ? Macron vient en tout cas de concrétiser le rêve du leadeur centriste : mettre fin au clivage droite-gauche. Et rassembler «deux Français sur trois», comme il l’a redit dimanche soir, citant… Valéry Giscard d’Estaing, unique président centriste. Mais d’autres prétendants à Matignon visent le job. Cela occupera le gros des tractations cette semaine.

Marine Le Pen rate la marche. Nettement battue, la patronne du Front national enregistre tout de même encore un record de voix pour son parti : 10,6 millions de Français l’ont choisie. Peut-être auraient-ils été encore plus nombreux si elle avait été au bout de sa stratégie d’«apaisement», qu’elle a piétinée lors du face-à-face télévisé décisif de mercredi dernier. Quant au ralliement du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, il n’a visiblement pas apporté le gain escompté… et a même provoqué un gros pataquès sur la question de l’euro. Déçue en tout cas de l’écart considérable avec son rival, la candidate en tire les leçons : elle annonce une «transformation» du FN. Objectif : en finir avec le plafond de verre qui vient une fois de plus de la faire chuter… et devrait l’empêcher d’espérer une entrée massive de députés FN en juin à l’Assemblée.

leparisien.fr

 

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