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Le réveil de l’Adéma association : La claque de Sy Kadiatou Sow au Président IBK

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Faire la restitution de la participation de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (Association ADEMA) aux travaux de la conférence d’entente nationale, a donné lieu à une rencontre avec la presse, le samedi 20 mai 2017, à la Pyramide du Souvenir. La rencontre était principalement animée par Mme Sy Kadiatou Sow, présidente du comité directeur et Aly Nouhoum Diallo. Mamadou Yacouba Maïga et Aboubacar Traoré, tous  membres de l’association, étaient aussi là.

Mme Sy a rappelé que la conférence d’entente nationale devrait travailler à : «  permettre un débat approfondi entre les composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit ; de prendre en charge la problématique de l’AZAWAD. Une charte pour la paix et la réconciliation nationale devait être élaborée sur une base consensuelle, en vue de prendre en charge les dimensions mémorielle, identitaire, et historique de la crise malienne et de sceller son unité nationale et son intégrité territoriale ». Voilà une raison de plus pour la présidente Kadiatou Sy de croire à l’espoir de débats à même de rectifier certaines erreurs et contourner les pièges contenus dans l’accord.

Les points positifs de la conférence

Pour elle les points positifs de la conférence ont été l’inclusivite et la liberté de la parole. Elle a estimé que malgré le temps court consacré aux débats en commission et en plénière, les participants ont pu aborder de façon ouverte sans restriction aucune tous les sujets qui leur tenaient à cœur. La liberté d’expression dans la courtoisie a prévalu. Les documents de travail remis aux participants étaient de qualité, a-t-elle indiqué.

 Quant aux points négatifs 

Mme Sy Kadiatou Sow  a déploré le fait que la charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale ait été supprimée et renvoyée aux calendes grecques, au bon vouloir du chef de l’Etat. Elle dira que le fait d’attendre l’ouverture des travaux pour l’annoncer a été très mal perçu par les participants.

Elle ajoute que la déclaration du Président de la République, lors de la clôture des travaux, portant absence de consensus autour du terme AZAWAD, prend en contrepied les conclusions des travaux.

Pourtant, Mme Sy tient formellement à dire que dans les recommandations, trois des plus pertinentes ont accompagnées le terme AZAWAD. Il s’agit, un, du fait que le terme AZAWAD ne renvoie plus à aucun projet politique.

Deux, l’appellation AZAWAD, au plan administratif, ne peut englober de fait toutes les régions dites du Nord du Mali.

Trois, l’appellation AZAWAD recouvre une réalité socioculturelle, mémorielle et symbolique, partagée par certaines populations du Nord.

Elle insiste qu’en clair les participants, dans leur très large majorité, s’opposent fermement au dessein politique de vouloir donner à ce territoire un statut juridique et politique.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Mme Sy s’est elle posée la question de savoir comment IBK peut –il tenir ce double langage. A savoir, d’un côté, saluer la bonne tenue de la conférence et les importants résultats auxquels les participants sont parvenus ; et de l’autre, remettre en cause certaines des plus importantes des recommandations qui y ont été faites.

Pour rapport aux éventuelles négociations avec Iyad Ag Aghaly et Amadou Kouffa, elles ont été balayées d’un revers de la main par les autorités maliennes et françaises. Pourtant, cette option était l’une des favorites recommandations de la conférence d’entente nationale.

L’association fait montre de sa préoccupation par la situation actuelle du pays, caractérisée par une multiplication des attaques terroristes avec ses lots de victimes militaires et civiles.

Elle déplore l’absence, ces  derniers temps, des autorités (ministre, premier ministre et même du Président de la République) aux obsèques des militaires tombés au front ; toute chose à l’origine d’incompréhensions et de frustrations. Car, estime la patronne de l’ADEMA Association, la présence de nos autorités à ces cérémonies, hautement symboliques, est une marque de compassion, de solidarité et de reconnaissance. Bref, une occasion pour les familles endeuillées d’accepter le sort et de se dire que leur fils, frère, époux,….n’est pas mort pour rien.

L’alliance pour la démocratie au Mali montre son entière adhésion aux  conclusions de la conférence d’entente nationale et réitère son engagement à exercer son devoir de veille citoyenne, afin que les conclusions issues des travaux ne restent pas lettre morte.

Pour les autres intervenants membres de l’association, le régime actuel doit comprendre et admettre que sa principale force pour résister aux pressions d’où qu’elles viennent, est la population malienne.

BBOUARE

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