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L’honorable Soumaïla Cissé : « La gestion d’un pays, n’est pas un jeu de famille et, encore moins, un jeu de hasard »

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La salle Banzoumana Sissoko du palais de la culture Amadou Hampathé Bah a servi de cadre, le samedi 18 novembre, à la cérémonie d’ouverture de la 8e conférence nationale du parti Union pour la République (Urd). Elle a pour thème : « Restaurer l’espoir ».  Occasion pour le président du parti, l’honorable Soumaïla Cissé non seulement de dresser un tableau sombre de la gouvernance du pays mais également de se pencher sur l’alternance.

Calamiteux ! Dévastateur ! Le bilan d’IBK est catastrophique.  Le régime est abonné à des pratiques douteuses et scabreuses. C’est du moins le constat fait par  le premier responsable du parti de la poignée de main. Dans son discours d’ouverture, l’honorable Soumaïla  a dressé un tableau peu reluisant de la situation générale du pays. La situation sécuritaire  se dégrade chaque jour un peu plus et notre pays se meurt à petit feu. L’agriculture, la pêche, le commerce, le tourisme et l’artisanat sont devenus des activités en détresse sur une bonne partie du territoire national, commente-t-il.

La corruption est endémique et, la dernière reculade du gouvernement dans l’application de la loi sur la lutte contre la corruption, illustre, à souhait, le manque réel de volonté politique pour éradiquer ce fléau qui gangrène notre économie et pour lequel les plus pauvres payent un très lourd tribut déplore-t-il. L’ex patron de la commission de l’UEMOA n’en décolère pas et ajoute « la mauvaise, voire désastreuse gouvernance reste criarde. Les affaires claniques et les dérives étatiques défraient l’actualité. » Aujourd’hui,  poursuit-il, les Maliens vivent dans une angoisse permanente.  Car, au-delà de la pauvreté, la misère et l’insécurité qui les assaillent, nos compatriotes sont tenaillés par la peur du lendemain, peur largement nourrie par le manque de vision de nos dirigeants, explique-t-il.  « La gestion d’un pays, n’est pas un jeu de famille et, encore moins, un jeu de hasard » tacle l’élu de Niafunké.  C’est pourquoi, pense-t-il, chacun comprendra aisément qu’en 2018, notre pays aura besoin, d’un choix décisif et clair du peuple malien.

Pour le chef de file de l’opposition, Restaurer l’espoir est l’état d’esprit qui anime et mobilise l’opposition ; toute l’opposition. Et l’honorable Cissé de renchérir « quoiqu’il advienne, elle est, non seulement convaincue que le Mali, avec elle, aura enfin  la véritable bonne réponse, à son désespoir actuel, mais elle en a la certitude ! L’Opposition actuelle a cette responsabilité majeure de forger le destin du Mali. » De l’avis de l’honorable Cissé,  l’espoir doit prendre exemple sur la lumière. Si elle s’éteint, nous ne savons plus où nous allons. C’est donc lorsque tout semble perdu que l’espoir à toute sa raison d’exister.

Face à ce tableau noir, le chef de file de l’opposition appelle une alternance. Seul moyen de  redorer le blason de notre pays, meurtri par des années de gestion approximative.

Abdrahamane Sissoko

Le Pays

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